Bien-aimés, j’ai la joie de partager avec vous aujourd’hui le thème ci-dessus tiré de Ps 84.1 et suivants. En effet, dans la création, chaque être vivant a trouvé un gîte ou un nid. Mais le croyant, comme son Seigneur, ne connaît pas ici-bas de vrai repos (Mat 8.18-22). Ses affections sont ailleurs: dans ces demeures célestes où sa place est préparée (Jean 14.1-3). Les points de suspension du verset 4 paraissent traduire l’émotion du cœur; il déborde de ce qui le remplit : « … tes autels, ô Éternel des armées! » L’autel d’airain et l’autel d’or nous parlent de Christ dans son sacrifice et dans son intercession, Lui dont la présence fait pour nous tout le prix de la Maison du Père. Mais le chemin qui conduit à cette Maison du Père traverse un monde qui est une vallée de Baca (ou de pleurs; et les fils de Coré, auteurs du psaume, en avaient fait l’expérience: voir Psaume 42.1-5). Qu’importe; si ce chemin est frayé dans notre cœur, si rien ne nous sépare de Celui vers qui nous allons, alors les larmes mêmes se changeront en expériences bienfaisantes; nous marcherons de force en force et non plus de chute en chute. Enfin les excellentes promesses du verset 12 seront notre part. Mais retenons du verset 10 que le précieux secret de l’exaucement de nos prières, revient à les présenter au nom du Seigneur Jésus, qui est l’Oint de Dieu.

Car ce psaume fut l’expression bien appropriée des sentiments de David lorsqu’il était loin de la maison de Dieu (2 Sam 15). On peut aussi le considérer comme l’expression du désir d’un saint qui, par l’Esprit, soupire après le ciel. Et ce sera aussi le langage de la patience du résidu dans l’attente. Il y a trois ordres de bénédiction, selon l’estimation de cette âme. D’abord habiter continuellement dans la maison de Dieu: la louange y est l’activité ininterrompue. En second lieu être en route vers cette maison, en goûtant ici et là, quelques rafraîchissements d’esprit. En troisième lieu, mettre sa confiance en Dieu, alors que cette maison est distante, encore hors de vue. Remarquez que pour Jésus, la terre entière était un lieu d’exil loin des tabernacles de Dieu – un pays altéré, sans eau (Ps. 63). Son âme avait soif partout, sauf quand il rencontrait la foi d’un pauvre pécheur. Alors, même ici-bas il avait de la viande à manger et de l’eau à boire. Mais la présence de Dieu était tout pour Lui. Et redonner cette présence de Dieu à cette terre apostate était en un sens le but de sa venue ici-bas. Le début et le terme de son ministère expriment cela, car alors il purifia le temple (Jean 2; Matt. 21) – un acte qui montrait qu’il ôterait la souillure de cette terre, afin que Dieu puisse y habiter de nouveau et en recevoir la louange.

Le psalmiste semble s’attarder, avec une joie divine, sur la pensée que le passereau et l’hirondelle (qui représentent en quelque sorte toutes ses créatures) trouvent leur repos dans le sanctuaire de Dieu. Car il en sera ainsi dans le royaume à venir. La création qui maintenant soupire, sera affranchie pour jouir de la liberté et de la gloire. L’esprit de ce précieux psaume a une portée très étendue. Tous les saints, avec Jésus comme leur chef, peuvent en faire entendre le langage. Il donne expression aux sentiments des cœurs de tout le peuple de Dieu. Puisse-t-il continuer d’être en tout temps l’heureux compagnon de nos méditations! Quel moment béni quand, tous ensemble, nous arriverons à cette maison où la louange montera encore et toujours! Car le Ps. 84 considère la bénédiction qu’il y a à se rendre maintenant dans les parvis de l’Éternel ; mais il fait allusion d’une manière figurée au chemin qui mène à ces parvis et au sentier de larmes que le peuple avait dû suivre dans sa marche vers la bénédiction. Ce Psaume a donc une grande portée morale, instructive pour les chrétiens comme pour les Juifs. Au Ps. 63, le résidu chassé avait soif de Dieu lui-même et trouvait en lui, en dépit de tout, un rassasiement comme de moelle et de graisse ; dans celui-ci, l’âme est occupée des joies de sa maison, car elle entre dans la jouissance des bénédictions de l’alliance : non pas qu’elle ne soupire avec ardeur après le Dieu vivant ; mais elle est dans ses parvis.

« Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison ; ils te loueront incessamment ». Être introduits là, – telle est la bénédiction ! Ils n’auront plus rien à faire qu’à louer. C’est le premier grand sujet de bénédiction : la bénédiction parfaite et complète dans sa nature même. Elle se trouve au terme de la course ; mais il y a aussi le chemin qui y conduit : « Bienheureux l’homme dont la force est en toi, et ceux dans le cœur desquels sont les chemins frayés » (ceux qui mènent à la maison). Ces traits caractérisent l’état de l’âme qui est devant nous : sa force est en l’Éternel ; son cœur est aux chemins qui conduisent à lui. Ce sentier de la bénédiction passe à travers l’épreuve ; c’est pourquoi l’on a besoin de force ; et, quel qu’il puisse être, on aime et l’on prend le chemin qui conduit à Dieu. Les saints passent par la vallée des pleurs : elle devient pour eux une fontaine ; car par ces choses-là on a la vie, et dans toutes ces choses consiste la vie de l’esprit (Esa 38:16).

De plus, la pluie vient d’en haut remplir les réservoirs de cette terre altérée. Les saints font usage de leur force : sans aucun doute cette force est mise à l’épreuve : mais ils la renouvellent ; ils vont de force en force jusqu’à ce qu’ils paraissent tous devant Dieu en Sion. C’est un peuple qui prie, demeure dans la dépendance, et se confie en la grâce. Le nom d’alliance : l’Éternel des armées – le Dieu de Jacob, est de nouveau introduit ici ; il est le bouclier de son peuple et ce dernier lui demande de regarder à son Oint. Tel est maintenant le lien entre l’Éternel et son peuple, – non la loi que le peuple avait enfreinte. Ils paraissent devant Dieu en Sion, le lieu de la délivrance royale en grâce. Désormais les intérêts du peuple et de l’Oint ne peuvent plus être séparés ; car la bénédiction repose sur lui, et sur eux à cause de lui.

Les versets ci-après ont été compilés pour votre édification et regroupés pour votre meilleure compréhension.

Chants des pèlerins arrivant à Jérusalem :

·         Le Dieu vivant

Jos 3.10 Josué dit: A ceci vous reconnaîtrez que le Dieu vivant est au milieu de vous, et qu’il chassera devant vous les Cananéens, les Héthiens, les Héviens, les Phéréziens, les Guirgasiens, les Amoréens et les Jébusiens: Ps 42.3 Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant: Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu? Ps 94.3 Jusques à quand les méchants, ô Éternel! Jusques à quand les méchants triompheront-ils? Esa 37.17 Éternel, incline ton oreille, et écoute! Éternel, ouvre tes yeux, et regarde! Entends toutes les paroles que Sanchérib a envoyées pour insulter au Dieu vivant! Mt 26.63 Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit: Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Hb 10.31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

·         Louange, exemples

2 Ch 5.13 Car Salomon avait fait une tribune d’airain, et l’avait mise au milieu du parvis; elle était longue de cinq coudées, large de cinq coudées, et haute de trois coudées; il s’y plaça, se mit à genoux en face de toute l’assemblée d’Israël, et étendit ses mains vers le ciel. Et il dit: Ps 35.28 Et ma langue célébrera ta justice, Elle dira tous les jours ta louange. Esa 61.3 Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire. Lc 2.20 Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. Lc 19.37 Et lorsque déjà il approchait de Jérusalem, vers la descente de la montagne des Oliviers, toute la multitude des disciples, saisie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus.

·         Cœur renouvelé

Dt 5.29 Oh! s’ils avaient toujours ce même coeur pour me craindre et pour observer tous mes commandements, afin qu’ils fussent heureux à jamais, eux et leurs enfants! Ps 57.8 Mon coeur est affermi, ô Dieu! mon coeur est affermi; Je chanterai, je ferai retentir mes instruments. Ez 11.19 Je leur donnerai un même coeur, Et je mettrai en vous un esprit nouveau; J’ôterai de leur corps le coeur de pierre, Et je leur donnerai un coeur de chair, Lc 8.15 Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un coeur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.

·         Dieu une lumière 

Ps 27.1 De David. L’Éternel est ma lumière et mon salut: De qui aurais-je crainte? L’Éternel est le soutien de ma vie: De qui aurais-je peur? Ps 84.12 Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, L’Éternel donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. Ps 118.27 L’Éternel est Dieu, et il nous éclaire. Attachez la victime avec des liens, Amenez-la jusqu’aux cornes de l’autel! 1 Jn 1.5 La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Ap 22.5 Il n’y aura plus de nuit; et ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.

De tout ce qui précède, nous notons que l’intérêt que prend le cœur à cette bénédiction spéciale est ensuite exprimé d’une manière pleine de douceur et de force ; le psalmiste résume ce qu’est l’Éternel, qui donne cette bénédiction : il est lumière et protection ; il donne la grâce et la gloire et ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. La pensée de ce qu’est l’Éternel amène le psalmiste à se résumer dans un mot, dont il a profondément conscience : « Éternel des armées ! bienheureux l’homme qui se confie en toi ! ». Il est très beau de voir les saints célébrer de nouveau, du fond du cœur, à diverses reprises, l’Éternel, leur Dieu selon l’alliance, maintenant que le chemin, bien que passant à travers l’affliction, leur est ouvert jusque dans sa présence connue. Le Ps. 63 était l’expression de la joie en Dieu, dans le désert, quand on n’avait rien d’autre que lui ; le caractère du désert faisant ressortir la profondeur et la douceur de la bénédiction du sanctuaire. Ainsi le Ps. 84 exprime la joie dont Dieu est la source pour le cœur lorsqu’on a été amené à lui, ou qu’on est en route vers lui ; la manière dont on jouit de lui au milieu de ce qui l’entoure. Le Psaume suivant traite de la bénédiction du pays et du peuple délivré. Dans ceux qui viennent ensuite nous trouvons Christ lui-même, en tant qu’associé au peuple, mais toujours en rapport avec la relation qui existe selon l’alliance entre l’Éternel et son peuple. Nos prières vous y accompagnent tous.

PRIÈRE D’ACCEPTATION DE JESUS-CHRIST COMME SEIGNEUR ET SAUVEUR PERSONNEL

J’invite à présent toute personne qui veut devenir une nouvelle création en marchant dans la vérité, à faire avec moi la prière suivante :  

Seigneur Jésus, j’ai longtemps marché dans les convoitises du monde en ignorant ton amour pour les humains. Je reconnais avoir péché contre toi et te demande pardon pour tous mes péchés, car aujourd’hui j’ai décidé de te donner ma vie en te prenant comme Seigneur et Sauveur personnel. Je reconnais que tu es mort à la croix du Calvaire et que tu es ressuscité des morts pour moi. 

Je suis maintenant sauvé(e) et né(e) de nouveau par la puissance du Saint-Esprit. Conduis-moi chaque jour vers la vie éternelle que tu donnes à tous ceux qui obéissent à ta Parole. Révèle-toi à moi et fortifie mon coeur et ma foi, afin que ta lumière luise dans ma vie dès maintenant.

Merci, Seigneur Jésus de m’accepter dans ta famille divine, afin que je puisse aussi contempler les merveilles de ton royaume.

Je vais choisir maintenant un point d’eau tout proche où me baptiser par immersion, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

A toi toute l’adoration, la puissance et la gloire, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen !

Je serais content de réagir à vos questions et commentaires éventuels, avant de partager avec vous demain “ la protection du Très-Haut est pleinement suffisante.”

Que le Seigneur Jésus-Christ vous bénisse abondamment.

David Feze, Serviteur de l’Éternel des armées.

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